FINALISME (ou TELEOLOGISME)

Dans le système adlérien, la structure humaine, gérée par la fiction, apparaît en premier lieu comme appareil de défense et d’attaque, formé ou adapté par les limites de son milieu et les besoins de son organisme. Une fois la satisfaction organique atteinte, selon ‘le principe de plaisir’, l’enfant présente encore un fort besoin de sécurité et d’orientation ou de repérage qui ne le quittera plus jamais. C’est bien la vie dans cette tendance fondamentale qui constitue la causa finalis où s’engage chaque individu, qui doit lui-même incarner une ‘forme’ de cette tendance téléologique.
Ce téléologisme imprègne la vision unitaire de la personnalité, pour faire en sorte que le principe de causalité et le principe de finalité réalisent deux angles de vue complémentaires, mais aussi un regard unitaire sur l’homme, qui détermine sa propre ‘forme finale’, où repose la reconnaissance d’une personnalité définée, ‘totale’ et ‘holistique’ [Adler lecteur de Holism and Evolution de Smuts (1926)]. La théorie de l’unité de la vie mentale est à même d’expliquer aussi le pathologique.

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