Weekend des 7 & 8 Mars 2020

Weekend des 7 & 8 Mars 2020

Samedi 7 & Dimanche 8 Mars 2020

Formation Psychanalyste FOAD (Formation Ouverte & à Distance)

Promo 1, Année 3

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Dernière Minute CORONAVIRUS !!

En respect du principe de précaution concernant la transmission du Cocid-19, le Dr Ferrero et Mme Simonelli feront leur intervention en liaison vidéo-live depuis Turin.

Samedi 7 Mars 2020 :

Journée Scientifique Interdisciplinaire, cours ouvert à tous nos adhérents.

Thérapie, Recherche, Formation

L’apport de la Psychologie Individuelle

Notre époque est caractérisée par une accélération et une dématérialisation globale du réel qui s’accompagnent d’une sournoise et paradoxale perte du sentiment de sécurité et d’appartenance.

La Psychologie Individuelle, avec son paradigme biopsychosocial dans une version téléologique et fictionnelle, peut-elle adresser ces trois dimensions dans une démarche heuristique ?

Lors de cette journée de rencontres interdisciplinaires et interprofessionnelles dont le principe fédérateur est le fondement même de notre Institut, nous poursuivrons l’analyse de la dynamique biopsychosociale adlérienne pour confirmer combien cette approche holiste du psychisme humain est source d’inspiration et de solutions pour les problématiques individuelles et sociétales contemporaines.

Accès : Sessions ouvertes à tous les adhérents IAAP
Horaires : de 09:00 à 18:00
Adresse : Salle F (Pavillon de l’Horloge) de l’Hôpital Sainte-Anne, 1 Bis rue Cabanis, 75014 Paris
Accès : Sessions filmées réservées aux élèves inscrits (présentiel et/ou streaming)
Horaires : de 09:00 à 18:00
Adresse : Salle F, Pavillon de l’Horloge, Hôpital Sainte-Anne, 14 rue Cabanis, 75014 Paris

L’approche biopsychosociale et interdisciplinaire au service du patient

Un ouvrage important d’Alfred Adler intitulé “Heilen und Bilden” – Guérir et Former – (1914) insiste sur le rôle éducateur du médecin. Adler avait compris très tôt que sortir d’une maladie (organique autant que psychique), est pour les patients une problématique autant physique que d’apprentissage et d’insight. Pionnier dans la discipline de l’inconscient, il rejoignait ses collègues chez Freud les mercredis soir pour “faire de la recherche” en clinique psychiatrique et psychologique, avec l’idée de constituer la communauté scientifique que l’Université refusait alors à la psychanalyse. Ils étaient en quête d’informations et de techniques, mais surtout d’une méthode adéquate à cette nouvelle discipline à laquelle la philosophie venait juste de faire une place épistémologique et phénoménologique.

Le paradigme biopsychosocial adlérien était – et est toujours – la matrice disciplinaire imbriquant les trois dimensions que nous désirons aujourd’hui questionner et approfondir : la technique psychothérapique, la recherche en clinique

psychologique, et la formation et transmission auprès des élèves comme des patients, s’il y a un sens pragmatique à cette différence.

La conférence de mesdames Velsch & Zambelli nous plongera dans “le corps en mouvement” pour saisir les nuances entre le gestuel et le symbolique, en présentant une nouvelle vision interdisciplinaire du rapport entre “La danse en thérapie et le psychodrame adlérien”. Suite à une année de travail en groupes d’adolescents, elles partageront leurs premières réflexions sur les liens, les passages et les synchronisations entre les deux dimensions de ce cadre thérapeutique et mettrons l’accent sur la “pensée gestuelle” et “l’expression gestuelle”, que la danse contemporaine a su faire connaître.

Avec le Dr. Andrea Ferrero, on abordera plus spécifiquement la psychothérapie à partir de cette question cruciale : comment la recherche peut-elle aider à mieux traiter les patients ?

Tout en considérant les limites de la formalisation de tout type de psychothérapie, l’auteur fera état des recherches sur l’APP (Adlerian Psychodynamic Psychotherapy) actuellement consacrées à évaluer l’efficacité de l’APP par rapport à d’autres traitements, à identifier certains aspects spécifiques des stratégies thérapeutiques de l’APP, et à évaluer les critères de variations techniques, en fonction de différentes pathologies et programmes thérapeutiques. Les résultats obtenus jusqu’à présent et d’autres programmes de recherche sont présentés.

Avec Wilfred Datler et Margit Datler, professeurs de l’Université de Vienne, nous nous concentrerons sur la réflexion des émotions et du développement professionnel. Ils exposeront les liens entre les aspects de la théorie d’Adler vieux de plus d’un siècle et ses développements récents, qui peuvent être classés comme des
“défis” en matière de théorie, de formation et de recherche. Ils relateront un projet Erasmus-plus, financé par l’Union Européenne, sur le développement de la “capacité de réfléchir” et lieront cette orientation à la “Work Discussion” qui est utilisée comme instrument de formation et de recherche.

Leur intervention sera traduite simultanément par Clara Susini, agrégée d’anglais.

Le prof. Barbara Simonelli, consultante pédagogique pivot de l’IAAP, interviendra sur « l’importance de la Formation Adlérienne en psychothérapie et psychanalyse en France », en la comparant avec la situation professionnelle et formative italienne afin de permettre de cerner l’enjeu important associé à la capacité de tenir les trois dimensions étroitement en dialogue et en synchronie.

La Directrice de l’Institut Alfred Adler de Paris Alessandra Zambelli complètera cette analyse par l’expérience de l’IAAP lors de son intervention intitulée : « le sens de notre aventure adlérienne en France ».

PROGRAMME

Jour 1 – Samedi 7 Mars – Journée Scientifique Interdisciplinaire

Session ouverte aux élèves et aux adhérents IAAP

Formation Axe 1 Théorique, Axe 2 Psychodiagnostique,  Axe 3 Technique et Axe 5 Clinique

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9:00 – 9:30

Sainte-Anne

Présentation

Par Alessandra Zambelli, Chairman et Responsable Formation

Accueil et présentation

Accueil des élèves et des participants pour cette dernière journée de la 3ème année de formation . Madame Zambelli présente l’Institut Alfred Adler de Paris et la Formation Triennale de Psychanalyste Adlérien.

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09:30 – 11:30

Sainte-Anne

Première Session

Véronique VELSCH & PhD Alessandra ZAMBELLI

“Le corps en mouvement, de la gestuelle au symbolique”.

La danse en thérapie et le psychodrame adlérien, une nouvelle approche interdisciplinaire.

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12:00 – 13:00

Sainte-Anne

Deuxième Session

Dr Andrea FERRERO, Psychiatre, Psychothérapeute

"La recherche peut-elle aider à mieux traiter les patients par les APP ?"

Les psychothérapies psychodynamiques adlériennes sous le radar de l’étude et de la recherche scientifique.

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14:30 – 16:00

Sainte-Anne

Troisième Session

Wilfred DATLER & Margit DATLER, Psychothérapeutes adlériens

"La réflexion des émotions et du développement professionnel"

Focus sur la réflexion des émotions et du développement professionnel : trois perspectives adlériennes issues des développements récents de la théorie, de la formation et de la recherche psychodynamiques

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16:30 – 17:30

Sainte-Anne

Quatrième Session

Prof Barbara SIMONELLI & PhD Alessandra ZAMBELLI

"La formation adlérienne en France"

L’importance de la Formation Adlérienne en psychothérapie et psychanalyse en France. Le sens de notre aventure adlérienne.

Téléchargez le programme complet

Jour 2 – Dimanche 8 Mars – Atelier présentiel ou streaming vidéo

Session réservée aux élèves inscrits – Traduction et Accompagnement pédagogique Pr Alessandra Zambelli

Formation : Axe 2 (Psychodiagnostique) – Axe 3 (Technique) – Axe 5 (Clinique)

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09:00 – 13:00

Sainte-Anne

Première Session

Par Pr Barbara SIMONELLI

Analyse du cas clinique de "Maria"

Analyse du cas clinique de « Maria ».

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14:30 – 15:30

Sainte-Anne

Deuxième Session

Par Pr Barbara SIMONELLI

L'interprétation

Interprétation, interprétation de transfert, interprétation des rêves et premiers souvenirs

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16:00 – 17:00

Sainte-Anne

Deuxième Session

Par Pr Simona FASSINA (vidéo en streaming)

La fin de la thérapie

La fin de la thérapie, un processus thérapeutique en soi.

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17:00 – 18:00

Sainte-Anne

Deuxième Session

Par Pr Simona FASSINA (vidéo en streaming)

L'évaluation des résultats

L’évaluation des résultats en psychothérapie.

Inscrivez-vous!

Pour vous inscrire et assister à la journée du 7 Mars 2020. Pour profiter de toutes nos activités. Pour vous former à la psychanalyse adlérienne. Pour soutenir la recherche. Pour collaborer. Adhérez à l’Institut !

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Voeux 2020

Voeux 2020

Voeux 2020

Par Madame Alessandra Zambelli, Vice-Présidente chargée des Relations Internationales et Directrice de l’Institut Alfred Adler de Paris.

alessandra Zambelli

Alessandra Zambelli (PhD)

LUNDI 6 JANVIER 2020
Formation Psychanalyste
Formation Accompagnant
Recherche & Revue
Chers élèves, chers collègues, chers adhérents, chers amis de l’Institut,
Après les célébrations et les retrouvailles des fêtes, voici venue la nouvelle année. C’est le moment de passer en revue les temps forts qui viennent de s’écouler et de s’ouvrir à toutes les possibilités que 2020 peut nous offrir.
L’Institut ne cesse de se renforcer et de grandir grâce à l’engagement de ses bénévoles, à la confiance de ses élèves et au soutien de ses adhérents.
Le travail est intense, nous avons beaucoup appris durant ces 3 ans et nous avons produit de très encourageants résultats :
. Notre formation de psychanalyste adlérien se déroule au cœur de Paris à l’Hôpital Sainte-Anne. Nos élèves de la promo 1 terminent en Mars 2020 leur 1er cycle de cours magistraux. Ils entameront en Juin leur 1ère année de cooptation IAAP et leur 4ème et dernière année de formation.
. Déjà 11 journées scientifiques interdisciplinaires ont été organisées pour nos adhérents.
. La formation de psychanalyste adlérien atteint une grande qualité, grâce à la constitution d’une équipe de formateurs de haut niveau.
. Notre groupe d’élèves est solidaire et déterminé (13 élèves sont inscrits pour la promo 1 et déjà 7 élèves intéressés pour la promo 2).
. Nous avons constitué un réseau actif international de conférenciers non adlériens dont les interventions enrichissent nos échanges.
. La formation d’accompagnant adlérien se dessine pour cette année avec 2 projets en chantier :
. Une coopération avec l’Université de Barcelone est en cours avancé d’implémentation pour un
diplôme de Master en Counseling Adlérien de 2 ans,
. 2 modules de formation de Counseling Adlérien gérés par Christelle Schläpfer ouvert à tout public sont à l’étude : le premier est fixé pour les 12 et 13 Septembre 2020.
. Par ailleurs, nous obtenons une première visibilité à l’Université (Paris 8) avec deux séminaires adlériens dont j’ai le plaisir d’avoir été chargée d’enseignement pour les années 2019 et 2020.
« Une équipe dynamique, engagée et soudée : 9 personnes motivées, auxquelles s’ajoutent les formateurs, dont l’apport est inestimable pour faire de la formation de psychanalyste adlérien une référence pédagogique unique en France « 
. L’Institut attire la reconnaissance internationale avec de nouvelles recommandations de la part de 4 Sociétés Adlériennes Internationales pour l’agrément de l’IAIP : 1 allemande, 2 italiennes, 1 autrichienne.
. Le 1er numéro de la revue scientifique bilingue « Dynamiques Adlériennes » sera publiée cette année.
. Le site iaap.fr, vitrine de l’Institut, communique et informe nos publics avec l’aide des réseaux sociaux toujours plus actifs (Facebook, Twitter, Instagram, LinkedIn).
. L’organisation de la formation à distance en e-learning en cours de préparation, va nous permettre de faire rayonner nos formations dans le monde francophone.
. Les procédures officielles et administratives sont bien engagées : reconnaissance du statut d’intérêt général pour l’association, inscription DATADOC, conformité RGDP…
. Le cœur et le moteur de tout ça, c’est une équipe dynamique, engagée et soudée : 6 personnes motivées qui ont essuyé les plâtres et donné de leur temps, de leurs compétences et de leur personne, rejointes cette année par 3 belles énergies nouvelles aux savoir-faire précieux.
. Sans oublier les formateurs, bénévoles eux aussi, dont l’apport est inestimable pour faire de la formation de psychanalyste adlérien, une référence pédagogique unique en France et contribuer au nouvel essor que méritent Alfred Adler et la psychologie individuelle dont l’approche biopsychosociale du psychisme humain et l’efficacité thérapeutique sont aujourd’hui revalorisées par l’évolution clinique et expérimentale (Neurosciences).

2020 s’annonce donc comme une année charnière pour la petite association des débuts qui évolue professionnellement avec l’ambition d’être un organisme de recherche et de formation dynamique et reconnu.

Pour continuer notre action et faire rayonner l’influence de la psychologie individuelle adlérienne dans toute la francophonie, nous avons besoin de votre soutien.
Ainsi, nous organisons pour le printemps une campagne de financement par le crowdfunding. Nous comptons sur votre engagement et votre générosité.

Prenez contact, engagez-vous à nos côtés, adhérez ! Nous sommes à l’écoute de vos propositions de formation, de bénévolat, de parrainage…

Nous vous souhaitons donc une belle année coopérative, à l’écoute du rythme de l’humanité qui palpite en chacun de nous.

A très bientôt, en virtuel ou en présentiel.

Mme Alessandra Zambelli
Vice-Présidente chargée de Relations Internationales et Directrice de l’Institut Alfred Adler de Paris

Immigration et identités, errance et intégration en France

Immigration et identités, errance et intégration en France

journée interdisciplinaire

Samedi 16 Novembre 2019

Le week-end dernier s’est tenue à l’hôpital Sainte-Anne, une de nos journées scientifiques interdisciplinaires sur la thématique de la migration intitulée « Immigration et identité : errance et intégration en France ».

La démarche d’enseignement interdisciplinaire de l’Institut se caractérise par les regards croisés de différentes disciplines qui interagissent pour construire un apprentissage riche de différentes approches et de différents points de vue pour permettre aux élèves d’aborder une thématique telle que la migration dans toute sa réalité multiple. En tant qu’adlériens, il nous tient logiquement à cœur de favoriser la coopération en vue de nourrir notre intelligence collective de l’interaction des savoirs et de leur complémentarité dans un esprit d’ouverture et d’appartenance.

La journée du samedi 16 Novembre n’a pas dérogé à cette approche. Nous avons reçu d’éminents spécialistes de disciplines très diverses qui travaillent et réfléchissent au quotidien sur les problématiques migratoires qu’elles soient psychopathologiques, socio-économiques, géopolitiques, culturelles ou spirituelles.

 

Suspendu entre 2 mondes

dr alice visintin conférencièreLe Dr Alice Visintin, ethnopsychiatre, a apporté son regard clinique de thérapeute sur l’aide psychologique apportée aux immigrants souffrant de troubles divers. L’ethnopsychiatrie est une discipline qui adresse des situations spécifiques dans lesquelles le travail thérapeutique traditionnel est complexifié par les différences d’organisation culturelle, sociale et familiale, sources possibles de méfiance et d’incompréhension. L’insécurité causée par le déracinement, l’inintelligibilité et l’instabilité de la situation du patient ajoutent à la souffrance. Cette discipline demande au thérapeute curiosité, connaissances anthropologiques, souplesse et ouverture d’esprit dans un cadre néanmoins très pragmatique pour permettre une écoute fondamentale et prendre le temps de ne pas apporter trop vite une solution.

 

Histoire et contexte de la radicalisation

M. Louis Caprioli, ancien Directeur à la DST, nous a présenté l’approche historique et géopolitique du terrorisme depuis l’eurocommunisme des années 60-70 jusqu’au terrorisme salafiste jihadiste contemporain. Avec un parfait esprit de synthèse, il a abordé également les postulats très divers dans l’explication du phénomène de la radicalisation ainsi que les différentes réponses techniques, juridiques et sociales proposées par les pouvoirs publics. Ce fut un passionnant concentré d’informations sur la vision de l’administration et des services de renseignements , sur la politique du danger terroriste et sur les moyens que la collectivité met en œuvre pour expliquer et tenter de solutionner ce problème. Pour les personnes intéressées, le site stop-djihadisme est une ressource profitable.

Appel à la réconciliation

M. Tarek Oubrou, Grand Imam de Bordeaux, nous a apporté sa perspective dynamique de ce que doit être pour lui l’Islam de France, une religion qui sache intégrer l’autre pour répondre à la logique spirituelle qui n’est pas la logique identitaire. Cette épistémologie pragmatique permet parfaitement à l’Islam comme ”religion du Livre” de s’adapter aux particularités de la société française et aux valeurs de la République. Il s’agit pour le musulman de réinterpréter le texte avec son regard de français du 21ème siècle, citoyen d’un État-nation laïque, quitte à faire preuve de souplesse dans sa pratique. Selon M Tareq Oubrou, l’Islam souffre de l’ignorance des musulmans de leur propre culture religieuse et doit retrouver sa place de religion, soutien d’une appartenance spirituelle apaisante, au lieu d’occuper une place civilisationnelle vecteur de stigmatisations et de revendications identitaires. L’Imam définit cet aveuglement comme la source qui génère crispation, exclusion et radicalisation dans ce qu’il caractérise comme un « choc des perceptions ignorantes ». Car la République aussi fait preuve d’ignorance et contribue à créer le communautarisme par une culture de l’égalitarisme à tout prix ; quitte à perdre la liberté de la différence, pourtant valeur fondatrice de l’Etat laïque, et détériorer le vivre-ensemble. Il appelle enfin à l’instruction religieuse, à l’élaboration d’une doctrine de droit canon qui fasse consensus entre tous les musulmans et à une représentation des musulmans de France qui puisse dialoguer avec la République.

De l’exil à l’asile

Virginie Megglé, écrivaine, psychanalyste, nous a offert la dernière intervention de la journée avec une approche ludique par l’étymologie du concept adlérien de l’appartenance, fondateur de l’identité. Sans la reconnaissance de l’autre comme identique (identité semblable), c’est l’isolement, la perte de sens, la folie. On conçoit aisément combien, sans un accueil bienveillant et rassurant, l’immigré peut ainsi se sentir différent, rejeté, en perte d’identité. Dans un langage poétique, Virginie Megglé joue avec les mots pour décrire la migration : l’exil, la perte du sol, la mise en fragilité, l’insécurité et la perte d’identité, avant le retour au sol, celui de la terre promesse, où l’accueil de l’autre s’il le reconnaît comme semblable, permet à l’immigré de retrouver cette appartenance, condition indissociable du concept d’identité. Virginie Megglé nous offre un intime parallèle avec cet autre voyage qu’est la naissance, de l’expulsion (l’exil) à la rencontre avec l’autre, la figure maternante, qui par les soins et l’attention nourrira le sentiment d’appartenance du bébé.

L’appartenance, mot-clé des adlériens

Alessandra Zambelli, Chairman et directrice de l’Institut a conclu cette journée passionnante et variée en rappelant que pour nous, adlériens, l’appartenance est un mot-clé, un des principes, une des instances de l’inconscient adlérien, pivot avec l’infériorité et la volonté de puissance de la construction psychique de l’individu. Il est important de comprendre comment on devrait pouvoir solliciter la sécurité à partir de l’appartenance, autrement que par l’obligation et le contrôle et ce que cela peut signifier en termes de famille, de réseau, d’organisation sociétale. Pourrait-on structurer l’appartenance par l’intervention de modèles biopsychosociaux au cœur du paradigme holiste adlérien ?
C’est certainement une approche pertinente car l’appartenance apporte une sécurité psychique favorable à l’épanouissement de l’autonomie et du respect d’autrui dans un monde qui pourrait évoluer vers une organisation des pouvoirs plus horizontale et coopérative où chacun a sa place et prend sa part, au lieu de se rigidifier dans une verticalité hiérarchique voire totalitaire. Malheureusement, la “fiction rigidifiée” (la psychopathologie) avec un « style de vie » individualiste de domination et de compétition parait aujourd’hui plus puissante qu’après les deux Guerres, dont les terrifiants et désastreux dégâts avaient su éveiller la conscience à l’appartenance. L’actuel terrorisme sollicite également l’autre côté du miroir : notre responsabilité face à l’écoute de la différence indicible et terrifiante.

Replay Vidéo

Le replay vidéo de cette journée est disponible au tarif de 20€. Il est réservé à nos adhérents.

Week-end 16-17 Novembre 2019

Week-end 16-17 Novembre 2019

Samedi 16 & Dimanche 17 Novembre 2019

Formation Psychanalyste FOAD (Formation Ouverte & à Distance)

Promo 1, Année 3

Samedi 16 Novembre 2019 :

Journée Psychosociologique Interdisciplinaire, cours ouvert au public.

Immigration & Identité

Errance et intégration en France

Entre deux mondes, entre deux langues, entre deux cultures (quand ce n’est pas beaucoup plus) l’immigré devenu citoyen est trop souvent laissé seul pour affronter une ambiguïté existentielle déchirante, née d’un dialogue trop tellurique, interrompu, syncopé, parfois violent, voire inexistant entre ses multiples matrices biopsychosociales.

Lors de cette journée de rencontres interdisciplinaires et interprofessionnelles dont le principe fédérateur est le fondement même de notre Institut, nous poursuivrons l’analyse de cette « dynamique psychosociale » selon la perspective adlérienne et la méthodologie interdisciplinaire pour faire émerger le rôle de l’appartenance comme antidote à l’idéologie communautariste.

Accès : Sessions ouvertes à tous les adhérents IAAP
Horaires : de 09:00 à 18:00
Adresse : Salle F (Pavillon de l’Horloge) de l’Hôpital Sainte-Anne, 1 Bis rue Cabanis, 75014 Paris
Accès : Sessions filmées réservées aux élèves inscrits (présentiel et/ou streaming)
Horaires : de 09:00 à 14:00
Adresse : Salle F, Pavillon de l’Horloge, Hôpital Sainte-Anne, 14 rue Cabanis, 75014 Paris

L’immigré, entre deux mondes…

Les résidents immigrés et leurs descendants des 2ème et 3ème générations habitent une condition suspendue entre deux (voire plus) mondes linguistiques et culturels dont ils incarnent la réalité abstraite, car la migration, en tant qu’événement traumatique, divise les familles et les recompose dans de nouvelles configurations.

L’idéalisation extrême et rigide surgit parfois comme une défense, face à cet affrontement matriciel qui s’exprime dans différentes formes de violence sociale et familiale – active et/ou passive – particulièrement chez les jeunes. La solitude psychologique et relationnelle conséquente est aujourd’hui renforcée par l’usage des technologies qui, plutôt que créer un solide sentiment
d’appartenance, alimente l’égarement narcissique jusqu’à l’effondrement de toutes limites sociales, en préparant le terrain pour la « violence idéalisée » : le terrorisme.

Lors de cette journée de rencontres interdisciplinaires et interprofessionnelles dont le principe fédérateur est le fondement même de notre Institut, nous poursuivrons l’analyse de cette « dynamique psychosociale » selon la perspective adlérienne et la méthodologie interdisciplinaire pour faire émerger le rôle de l’appartenance comme antidote à l’idéologie communautariste.

En effet, l’approche biopsychosociale adlérienne s’avère particulièrement pertinente pour appréhender une histoire de vie où s’opère l’intégration des dimensions biologiques, psychologiques et sociales de l’existence. En coopération avec l’approche transculturelle, elle permet de confronter «loyalement» nos savoirs et nos croyances avec ceux, hétérogènes, de l’immigré, pour une écoute
et une prise en charge constructives, dans le respect de la diversité et du devoir d’humanité.

Avec M. Louis Caprioli nous sonderons l’analyse géopolitique subjacente aux mouvements d’immigration d’hier et d’aujourd’hui, afin d’élaborer une vision globale et concrète de la « mixité culturelle et ethnique », et ses implications en terme de sécurité et de citoyenneté. Il insistera notamment sur la différence entre le terrorisme des années 70-90 et celui des années 90-2019, pour souligner les stratégies organisationnelles et législatives bâties par la France afin d’assurer la
sécurité nationale.

Même pour les immigrés en règle, l’accès au droit de citoyenneté est souvent formel, voire incomplet et alimente des tensions, tant entre les individus et le corps social qu’au sein même des familles. Le rôle des parents est compromis par leur position marginale, par la fragmentation des modèles culturels dans la confrontation avec les modèles locaux et par la dynamique de la violence
structurelle. Les enfants et les adolescents, dans ce contexte, ont un rôle d’avant-garde qui les expose et les institutions (services scolaires, sociaux et de santé) ne sont pas encore préparées à aborder efficacement ces aspects, risquant ainsi de perpétuer les disparités et les souffrances.

La vision ethnopsychiatrique présentée par le psychiatre Dr. Alice Visintin et le paradigme biopsychosocial adlérien souligné par la psychanalyste et écrivaine Virginie Megglé nous permettront d’accorder une attention particulière à l’entrelacement des facteurs historiques et politiques du monde globalisé postcolonial actuel, avec la dimension individuelle, intrapsychique et relationnelle au
niveau familial et social.

La spiritualité est perçue par cette perspective disciplinaire comme un lien d’appartenance profond et résilient qui met en mouvement l’individu, aussi bien vers sa propre individuation que vers l’intégration profonde des sociétés multiples auxquelles il est lié par le biais de son territoire d’habitation et de ses racines familiales. L’Imam Tareq Oubrou nous transmettra la finesse de l’esprit musulman dans cette tâche intégrative implicite qui sait distinguer l’esprit de communauté du travers communautariste, comme Adler l’avait valorisé aux débuts du siècle passé.

PROGRAMME

Jour 1 – Samedi 16 Novembre – Journée Psychosociologique Interdisciplinaire

Session ouverte aux élèves et aux adhérents IAAP

Formation Axe 1 Théorique, Axe 2 Psychodiagnostique,  Axe 3 Technique et Axe 5 Clinique

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9:00 – 9:30

Sainte-Anne

Présentation

Par Alessandra Zambelli, Chairman et Responsable Formation

Accueil et présentation

Accueil des élèves et des participants pour cette journée de rentrée de la 3ème année de formation . Madame Zambelli présente l’Institut Alfred Adler de Paris et la Formation Triennale de Psychanalyste Adlérien.

}

09:30 – 11:15

Sainte-Anne

Première Session

Dr Alice VISINTIN, Médecin Psychiatre

Immigration & Citoyenneté par le regard ethnopsychiatrique : réflexions actuelles sur l'approche aux jeunes

En montrant qu’un même phénomène comporte différentes lectures, l’ethnopsychiatrie contribue à apporter à la souffrance mentale de l’immigré une réponse personnalisée en phase avec le ressenti culturel du patient.

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11:15 – 13:00

Sainte-Anne

Deuxième Session

Louis CAPRIOLI, conseiller et spécialiste en géostratégie

Une vision géo-socio-politique historique et contemporaine de la problématique "Immigration & Citoyenneté"

L’analyse géopolitique subjacente aux mouvements d’immigration d’hier et d’aujourd’hui, afin d’élaborer une vision globale et concrète de la « mixité culturelle et ethnique », et ses implications en terme de sécurité et de citoyenneté.

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14:30 – 16:00

Sainte-Anne

Troisième Session

Tareq OUBROU, Grand Imam de Bordeaux

La conception de la communauté selon la spiritualité musulmane

La conception de la communauté selon la spiritualité musulmane et la différenciation entre esprit et culture religieux et idéologie, notamment en rapport aux idéologies de l’État Islamique (Daech)

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16:30 – 17:45

Sainte-Anne

Quatrième Session

Viginie MEGGLÉ, Auteur, Psychanalyste, Superviseur IAAP

Le principe identitaire, délié du territoire d'appartenance et projeté sur une terre promesse

L’entrelacement des facteurs historiques et politiques du monde globalisé postcolonial actuel, avec la dimension individuelle, intrapsychique et relationnelle au coeur du paradigme biopsychosocial adlérien.

Téléchargez le programme complet

Jour 2 – Dimanche 17 Novembre – Atelier présentiel ou streaming vidéo

Session réservée aux élèves inscrits – Traduction et Accompagnement pédagogique Pr Alessandra Zambelli

Formation : Axe 2 (Psychodiagnostique) – Axe 3 (Technique) – Axe 5 (Clinique)

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09:00 – 14:00

Sainte-Anne

Session unique en 2 parties

Par Pr Barbara SIMONELLI

Le cadre thérapeutique de la psychothérapie adlérienne

Classe active sur le cadre thérapeutique de la psychothérapie adlérienne face aux particularités des patients antisociaux et psychopathes.

Inscrivez-vous!

Pour vous inscrire et assister à la journée du 16 Novembre 2019. Pour profiter de toutes nos activités. Pour vous former à la psychanalyse adlérienne. Pour soutenir la recherche. Pour collaborer. Adhérez à l’Institut !

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8 + 13 =

Week-end 14-15 Septembre 2019

Week-end 14-15 Septembre 2019

Samedi 14 & Dimanche 15 Septembre 2019

Formation Psychanalyste FOAD (Formation Ouverte & à Distance)

Promo 1, Année 3

Samedi 14 Septembre 2019 :

Journée spécialiste Interdisciplinaire, cours ouvert au public.

Le médecin et le processus de guérison

Face à l’évolution bio-psycho-sociale du patient

Pour cette journée de rentrée ouverte au public, les élèves de la Promo 1 de la Formation triennale pour psychanalyste adlérien de l’Institut Alfred Adler de Paris, aborderont la relation thérapeutique à travers le langage du médecin, le vocabulaire et les outils psychologiques efficaces pour faire interagir le patient, son entourage et le milieu social, à partir du langage postural, gestuel, relationnel et symptomatique encadrés par l’âge.

Une application méthodologique inspirée du cadre thérapeutique bienveillant instauré en psychothérapie adlérienne.

Accès : Sessions ouvertes à tous les adhérents IAAP
Horaires : de 09:00 à 18:00
Adresse : Salle F (Pavillon de l’Horloge) de l’Hôpital Sainte-Anne, 1 Bis rue Cabanis, 75014 Paris
Accès : Sessions filmées réservées aux élèves inscrits (présentiel et/ou streaming)
Horaires : de 09:00 à 14:00
Adresse : Salle F, Pavillon de l’Horloge, Hôpital Sainte-Anne, 14 rue Cabanis, 75014 Paris

Le Médecin, accompagnateur privilégié à chaque étape de la vie

Alfred Adler fut un penseur sur le terrain pragmatique de la médecine, qu’il a conçu dès le départ comme une médecine sociale (1898, Livre de santé pour le métier de tailleur), étudiant «l’irruption des forces sociales en médecine» (1902). Il perçut également l’individu dans son ensemble, cherchant à accompagner chaque composante dans le processus de guérison : héritage génétique, évolution physiologique et impact du milieu sur l’organisme, mais aussi impact du comportement sur l’évolution des corps, des maladies et du psychisme. Concevant l’être humain comme un ensemble holiste, complexe mais global, qui se trouve dans la nécessité structurelle de poursuivre un seul et unique objectif, consciemment et inconsciemment, au niveau mental comme au niveau corporel, Adler pose ainsi les bases du paradigme biopsychosocial.

Il comprit très tôt que «le médecin est un éducateur» (1904) avant même d’être un guérisseur. Pour lui, le processus de guérison appartient à l’individu dans sa totalité, ainsi la maladie et son déroulement sont la manifestation de sa posture face à la vie : le «Style de Vie» est l’expression du Soi Créateur. Le médecin doit savoir le reconnaitre et l’interpréter s’il veut aider son patient à en comprendre les symptomatologies, en activant son sentiment de responsabilité qui l’interpellera face à sa posture devant la vie. Or, il s’agit d’une compréhension complexe, qui demande du temps, une
dimension dont sont trop souvent privés les praticiens.

Lors de cette journée, nous poursuivons l’étude de l’attachement en soulignant l’importance de la confiance en soi et en l’autre qui permet à l’individu de coopérer et guérir. Adler nommait cette dimension de confiance «sentiment d’appartenance» et «sentiment social», forgée dès la naissance
dans la relation d’amour des parents, notamment de la mère. Les théories de l’attachement et celles des traumatismes ont démontré sa centralité dans la structuration et l’évolution de la personnalité

A travers le prisme de la psychologie individuelle, nous réfléchirons sur la modalité heuristique d’utiliser un cadre d’accueil et d’écoute “maternant” au cabinet médical, par analogie méthodologique avec le cabinet psychothérapeutique, dans le but de nourrir et stimuler la capacité créative du médecin à reconsidérer la relation de soin vers une synergie catalysant l’alliance avec ses patients.

Morgane Pidoux (PhD) introduira la journée par un flash-formation sur la physiologie de la vieillesse en évoquant le sentiment d’infériorité de la personne vieillissante face au corps qui perd ses attraits et ses performances.

Nous aborderons avec la psychiatre Dr Simona Spada, la perception du vieillissement à travers le cas de la dépression d’un sujet âgé selon une lecture psychiatrique dans le cadre biopsychosocial, aujourd’hui admis au niveau international comme base scientifique des sciences humaines.

Le Pr Simona Fassina nous proposera ensuite l’analyse de la demande thérapeutique du patient âgé à travers le « jargon des organes » cher à Adler. Restant attentif aux indications du corps diminué, de l’esprit rigidifié, du milieu social ou familial, le thérapeute entend la demande et la souffrance de son interlocuteur dans sa globalité.

Avec le Pr Jacquy Chemouni, nous réfléchirons à ce qu’est une mère pour comprendre si la fonction maternelle répond à une réalité innée et instinctuelle ou si elle découle pour l’essentiel du contexte culturel, afin d’enquêter sur l’existence fondée d’une fonction maternelle du thérapeute. L’enjeu est d’apprécier en quoi consiste techniquement cette fonction, et à quels types de situations, de désordres, de personnalités elle est adaptée.

Nous conclurons la journée avec la psychothérapeute Enrica Cavalli, spécialiste des enfants, sur le rôle des parents dans la construction du Soi – Style de Vie. Avec leurs fragilités et leurs ressources, les parents sont les initiateurs du cadre qui devrait être rassurant et stimulant en même temps que dynamique et évolutif, dans lequel se forge et s’épanouit le Soi – Style de vie de l’enfant. En cas de défaillance de ce cadre, les parents sont donc naturellement la cible principale de la psychothérapie de l’enfant.

Jour 1 – Samedi 14 Septembre – Journée Spécialiste Interdisciplinaire

Session ouverte aux élèves et aux adhérents IAAP

Formation Axe 1 Théorique, Axe 2 Psychodiagnostique,  Axe 3 Technique et Axe 5 Clinique

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9:00 – 9:30

Sainte-Anne

Présentation

Par Alessandra Zambelli, Chairman et Responsable Formation

Accueil et présentation

Accueil des élèves et des participants pour cette journée de rentrée de la 3ème année de formation . Madame Zambelli présente l’Institut Alfred Adler de Paris et la Formation Triennale de Psychanalyste Adlérien.

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09:30 – 10:00

Sainte-Anne

Flash Formation

Par Morgane Pidoux, Responsable de la Revue

Le corps diminué

“Le corps diminué : neurophysiologie de la vieillesse”

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10:00 – 11:30

Sainte-Anne

Première Session

Dr Simona Spada, Médecin Psychiatre

Le changement physiologique corporel et sa perception par le sujet âgé

La présentation d’un cas clinique de mélancolie de la personne âgée nous permet d’aborder par la pratique la dépression du sujet vieillissant selon une lecture psychiatrique dans le cadre global du paradigme biopsychosocial adlérien.

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11:45 – 13:00

Sainte-Anne

Deuxième Session

Pr Simona Fassina, Psychologue, Psychothérapeute Adlérienne, Formateur, Superviseur

Analyse adlérienne de la demande thérapeutique de la personne âgée

« En application de l’écoute du « jargon des organes » chère à Adler, nous verrons comment le médecin doit savoir être attentif aux langage des corps diminués, des esprits rigidifiés, de l’environnement culturel et social pour apporter au patient une réponse pertinente et globale. »

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14:45 – 16:15

Sainte-Anne

Troisième Session

Pr Jacquy Chemouni, Psychologue, Psychanalyste, Professeur de Psychologie Clinique

La fonction maternante du médecin généraliste

Qu’est ce qu’une mère? Qu’est ce qu’une fonction maternante ? Une telle fonction est-elle appropriée à la pratique médicale chez le généraliste ? Dans quel cadre ? Dans quel but ? Nous verrons là une application concrète de la théorie de l’attachement et de la confiance qu’elle implique.

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16:30 – 17:45

Sainte-Anne

Quatrième Session

Enrica Cavalli, Psychologue, Psychothérapeute en psychologie individuelle

Le rôle des parents dans la construction du Soi-Style de Vie

Fragilités et ressources parentales dans le cadre de la psychothérapie de l’enfant.

Téléchargez le programme complet

Jour 2 – Dimanche 15 Septembre – Atelier présentiel ou streaming vidéo

Session réservée aux élèves inscrits – Traduction et Accompagnement pédagogique Pr Alessandra Zambelli

Formation : Axe 2 (Psychodiagnostique) – Axe 3 (Technique) – Axe 5 (Clinique)

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09:00 – 11:15

Sainte-Anne

Première Session

Par Pr Simona FASSINA

Classe active

Classe active sur le cadre thérapeutique de la psychothérapie adlérienne face aux exigences et aux symptômes de la personne vieillissante.

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11:45 – 14:00

Sainte-Anne

Deuxième Session

Par Enrica CAVALLI

Etude de cas clinique

L’accompagnement de la mère face à son bébé. La structuration du parcours thérapeutique.

Inscrivez-vous!

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Week-end 15-16-Juin 2019

Week-end 15-16-Juin 2019

Samedi 15 & Dimanche 16 Juin 2019

Formation Psychanalyste FOAD (Formation Ouverte & à Distance)

1ère Session, Année 3

Samedi 15 Juin 2019 :

Journée inaugurale et de lien, cours ouvert au public.

Dépression, le mal du siècle

Cette journée inaugure la nouvelle et troisième année de la Formation triennale pour psychanalyste adlérien de l’Institut Alfred Adler de Paris, en même temps qu’elle renouvelle le lien à son propre territoire, à sa ville et à sa communauté.

La dépression est l’une des causes les plus répandues de morts prématurées, d’incapacité au travail et de ressources médicales mobilisées, ceci dans le monde entier. On la rencontre par ailleurs également chez les enfants et de plus en plus parmi les adolescents. Lors de cette journée, nous abordons son étude à travers le prisme du paradigme bio-psycho-social adlérien.

Accès : Sessions ouvertes à tous les adhérents IAAP
Horaires : de 09:00 à 18:00
Adresse : Salle F (Pavillon de l’Horloge) de l’Hôpital Sainte-Anne, 1 Bis rue Cabanis, 75014 Paris
Accès : Sessions filmées réservées aux élèves inscrits (présentiel et/ou streaming)
Horaires : de 09:00 à 14:00
Adresse : Salle F, Pavillon de l’Horloge, Hôpital Sainte-Anne, 14 rue Cabanis, 75014 Paris

La dépression, de la défense au style de vie

Au vu de la consommation d’antidépresseurs, la dépression concernerait 19% de la population française. Elle est désormais perçue comme une maladie fréquente et sérieuse qui n’épargne pas les enfants, place les adolescents en première ligne et impacte autant l’individu que les organisations, jusqu’à les handicaper lourdement dans leur fonctionnement vital et social.

Nous avons choisi d’aborder ce sujet autant familier que mystérieux, par le dialogue interdisciplinaire et international, en présentant comment la perspective fictionnelle et téléologique adlérienne peut expliquer cette souffrance par sa dynamique duale, en la positionnant entre le sentiment d’infériorité avec sa volonté de puissance résiliente autant que dérivative, et le sentiment d’appartenance avec sa capacité de rééquilibration et de complétude.

Le module Flash-Formation « Le corps vidé : neurophysiologie de la dépression » de Morgane Pidoux décrira la dépression comme l’expression d’un déséquilibre chimique au coeur du système cérébral en lien avec nos affects, pour nous préparer en légèreté au dialogue avec les neurosciences affectives (Panksepp et Northoff).

Hervé Etienne introduira la perspective socio-psychologique de la dépression, en relevant l’accélération sociale du monde de la modernité (Hartmut Rosa) et son organisation comme éléments de l’étiopathologie, qui s’expriment du « burnout » au « bore-out », versions modernes de la dépression, qui s’apparenteraient plutôt au stress post-traumatique en regard de la perte de sens et de la culpabilité qu’elles engendrent.
Mais la société est-elle prête à reconnaître le trauma, ce choc occasionné par le système lui-même, dans sa quête sans fin de supériorité?

A partir de la référence au Psychodynamic Diagnostic Manuel-2 (PDM-2, en cours de traduction en français ) et aux Adlerian Psychodynamic Psychotherapies (APPs) d’Andrea Ferrero (l’Harmattan, 2014), nous parlerons de l’aspect psychodiagnostique et des implications psychothérapeutiques de la dépression avec Barbara Simonelli, en lien avec les troubles de la personnalité narcissique et dépendante;

Chiara Maria Mazzarino, nous présentera ensuite les aspects spécifiques de la dépression à l’adolescence.

Alessandra Zambelli, chairman et directrice des formations IAAP, clôturera la journée en abordant le paradigme adlérien de l’infériorité, « l’Anima et le Minus » par les perspectives philosophique (Hans Vaihinger), éthologique (Frans de Waal) et clinique (Alfred Adler – Onno van der Hart), afin de souligner les métamorphoses défensives dévitalisantes face au sentiment d’infériorité, notamment lorsqu’il se trouve lié à un environnement relationnel structurellement déstabilisant, autant dans le passé et le présent que dans la projection vers le futur, ces trois dimensions formant la véritable matière psychique.

Jour 1 – Samedi 15 Juin – Journée Inaugurale et de Lien

Session ouverte aux élèves et aux adhérents IAAP

Formation I Axe Théorique, II Axe Psychodiagnostique,  Axe III Technique et Axe V Clinique

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9:00 – 9:30

Sainte-Anne

Présentation

Par Alessandra Zambelli, Chairman et Responsable Formation

Accueil et présentation

Accueil des élèves et des participants pour cette journée inaugurale de la 3ème année de formation . Madame Zambelli présente l’Institut Alfred Adler de Paris et la Formation Triennale de Psychanalyste Adlérien.

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09:30 – 10:00

Sainte-Anne

Flash Formation

Par Morgane Pidoux, Responsable de la Revue

Le corps vidé

“Le corps vidé : neurophysiologie de la dépression”

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10:00 – 11:30

Sainte-Anne

Première Session

Hervé Etienne, Psychanalyste Existentiel, Sociologue, Superviseur, Formateur, Conférencier

Une perspective socio-psychologique de la dépression

La perspective socio-psychologique de la dépression, relève l’accélération sociale du monde de la modernité et son
organisation comme éléments de l’étiopathologie. Le « burnout » et le « bore-out », expressions modernes de la dépression, s’apparenteraient plutôt au stress post-traumatique en regard de la perte de sens et de la culpabilité qu’elles
engendrent.

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11:45 – 13:00

Sainte-Anne

Deuxième Session

Pr Barbara Simonelli, Psychologue, Psychothérapeute Adlérienne, Formateur, Superviseur

Narcissisme, dépendance et dépression

« L’aspect psychodiagnostique et les implications psychothérapeutiques psychodynamiques de la dépression, en lien avec les troubles de la personnalité narcissique et dépendante, »

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14:45 – 16:15

Sainte-Anne

Troisième Session

Chiara Maria Mazzarino (PhD), Psychologue, Psychothérapeute Adlérienne

La dépression à l’adolescence

Comportements antisociaux, somatisations, les symptômes fluctuants et parfois trompeurs de la dépression chez les adolescents sont souvent confondus avec les traits « normaux » de la crise d’adolescence, alors qu’une prise en charge psychothérapeutique s’avère particulièrement bénéfique pour ces personnalités encore en formation.

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16:30 – 17:45

Sainte-Anne

Quatrième Session

Alessandra Zambelli (PhD), Philosophe, Psychologue, Psychothérapeute, Psychanalyste

« L’anima et le minus »

Les métamorphoses des défenses dévitalisantes face au sentiment d’infériorité

Téléchargez le programme complet

Jour 2 – Dimanche 16 Juin – Atelier présentiel ou streaming vidéo

Session réservée aux élèves inscrits

Formation : Axe 2 (Psychodiagnostique) – Axe 3 (Technique) – Axe 5 (Clinique)

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09:00 – 11:15

Sainte-Anne

Première Session

Par Chiara Mazzarino (PhD)

Atelier pratique

Psychose et transgénérationnel dans les triangulations maladives. Approche adlérienne psychodiagnostique et psychothérapeutique.

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11:45 – 14:00

Sainte-Anne

Deuxième Session

Par Pr Barbara Simonelli

Etude de cas cliniques

Etude de cas clinique, borderline vs psychotique.

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La violence sous ses multiples formes et déguisements contemporains

La violence sous ses multiples formes et déguisements contemporains

Interdisciplinarité par le dialogue entre psychologie et sociologie

Collaboration de l'Institut Alfred Adler à la Revue OT (OSSERVATORIO TERRORISMO) de l'ANSSAIF*

*Association Nationale Italienne des Spécialistes de Sécurité et Agence d’Intermédiation Financière

Alessandra Zambelli, Responsable Formation de l’Institut, continue la collaboration avec l’OT, sur la thématique de la violence sous toutes ses formes, notamment celle résultant du malaise des jeunes. Dans le n°17 de la Revue OT, son article (ci-dessous) aborde les activités de l’Institut illustrant les sources et la nature de cette violence contemporaine, dans une perspective adlérienne.

Cette contribution nourrit le dialogue interdisciplinaire et international tel que l’encourage l’IAAP dans sa volonté d’une épistémologie d’ouverture et d’interrelations théoriques et pratiques.

Journée Scientifique 16/03/2019

Journée Scientifique 16/03/2019

(Clic sur l'image pour accéder à l'archive)

Troisième étape pour l’Institut Alfred Adler de Paris dans son parcours de réflexion sur la nature bio-psycho-sociale de la violence en tant que réponse compensatoire inadaptée de l’infériorité, et ses liens avec le processus technologique de la mondialisation.

J’en profite pour remercier M. Pietro Blengino, Rédacteur en Chef de la Newsletter de l’Osservatorio sul Terrorismo (OT, Observatoire sur le Terrorisme) qui sait si bien mettre en évidence l’efficacité de l’interdisciplinarité, en particulier sur des sujets très concrets comme la sûreté et le terrorisme.
Cette affinité méthodologique spontanée est précieuse, car de ses perspectives diversifiées, est née une coopération de recherche scientifique, afin d’approfondir et publier sur ces thématiques de violence et d’adolescence. Thématiques que nous abordons dans le cadre de nos formations, par le biais de nos journées scientifiques comme celle du 16 Mars 2019 qui fut entièrement dédiée à ce phénomène psychologique et social au statut ambigu entre condamnation par les uns et exaltation parfois héroïque par d’autres.

Mme Alessandra Zambelli
Responsable Formation IAAP

Avec leur aimable autorisation, nous publions ici la traduction de l’Introduction en italien de la Newsletter n° 17 de l’Osservatorio Terrorismo, rédigée par le Rédacteur en chef M. Pietro Blengino. Nous publions à la suite notre article « La violence sous ses multiples formes et déguisements contemporains ». »

Pietro Blengino (Caporedattore)
ANSSAIF, Associazione culturale

INTRODUZIONE ALLA NEWSLETTER n°17 DI OT

Cari lettori,

Questa volta abbiamo avuto la tentazione di passare direttamente a OT18 saltando il numero 17. Ovviamente è stato solo un modo per ironizzare sulla nostra superstizione italica ma abbiamo fugato rapidamente i nostri dubbi e abbiamo comunque pubblicato OT17.

Battute a parte proseguiamo con il nostro approccio multidisciplinare e siamo lieti di presentarvi in OT17 la recensione del libro « Lupi bianchi. Rapporto sul terrorismo neonazista in Europa « / Weisse wölfe: eine grafische Reportage über rechten Terror » di David Schraven e Jan Fendt, letto per noi da Carla Capobianchi. È un fumetto che si basa su analisi reali e ci comunica la sensazione di una situazione preoccupante che è purtroppo trascurata. L’alert per l’aumento drammatico del terrorismo di estrema destra è sottolineata sia dall’analisi di Centro Studi Internazionali sia dai rapporti dei servizi di intelligence.

OT 17 ospita poi un articolo molto interessante di Antonio Beraldi, un HR manager di lunga esperienza, sul caso in cui avessimo un sospetto terrorista nella nostra banca/azienda. Come possiamo gestire la situazione, cosa dobbiamo fare da un punto di vista legale e quali sono le accortezze utili.

Ultimo ma non meno importante, vi proponiamo uno studio approfondito e dettagliato dell’Institut Alfred Adler di Parigi che ha accettato con entusiasmo di collaborare con noi sull’analisi dell’origine della violenza. È un argomento che consideriamo cruciale per comprendere una parte delle radici del terrorismo nella mente degli adolescenti. Allo stesso tempo M.me Zambelli illustra l’interessante calendario delle attività dell’Institut Adler nel 2019.

Siamo infine lieti di anticiparvi che stiamo lavorando a una ricerca sulla minaccia terroristica più pericolosa per il sistema bancario nell’Europa meridionale e in America Latina. Sicuramente sarete consapevole del rischio ma siamo sicuri che dall’analisi dei dati potrete trarre idee e suggerimenti utili.

Buona Pasqua a voi e ai vostri cari

La redazione

Osservatorio Terrorismo – Newsletter numero 17

Pietro Blengino (Rédacteur en Chef),
ANSSAIF, Association Culturelle

INTRODUCTION A LA NEWSLETTER n°17 DE L’OT

Chers lecteurs,

Cette fois, nous avons été tentés de sauter le n°17 pour passer directement au n°18. Cela nous aurait permis d’ironiser sur notre superstition italienne, mais nous avons rapidement dissipé nos doutes et nous avons donc publié l’ OT n°17.

Plaisanterie mise à part, nous poursuivons notre approche multidisciplinaire et nous avons le plaisir de vous présenter dans OT n°17 la critique du livre « Lupi bianchi. Rapport sur le terrorisme néo-nazi en Europe » (« Weisse wölfe: eine grafische Reportage über Rechten Terror ») de David Schraven et Jan Fendt, livre lu pour nous par Carla Capobianchi. Cette bande dessinée se base sur une analyse réelle qui transmet le sentiment d’une situation inquiétante mais hélas négligée. L’alerte au sujet de l’augmentation spectaculaire du terrorisme d’extrême droite est soulignée à la fois par l’analyse du Centre d’Etudes International (Centro Studi Internazionali) et par les rapports des services de renseignement.

L’OT n°17 propose ensuite un article très intéressant d’Antonio Beraldi, responsable des ressources humaines à la longue expérience, qui présente une situation dans laquelle un terroriste présumé fait partie du personnel de la banque. Comment gérer la situation, que faire d’un point de vue juridique et quelles sont les précautions utiles à prévoir.

A la suite, nous présentons une étude approfondie et détaillée proposée par l’Institut Alfred Adler de Paris, qui a accepté avec enthousiasme de collaborer avec nous à l’analyse de l’origine de la violence. C’est un sujet que nous jugeons crucial pour comprendre une partie des racines du terrorisme dans l’esprit des adolescents. Parallèlement, Mme Zambelli illustre l’intéressant calendrier des activités de l’Institut Alfred Adler en 2019.

Enfin, nous sommes heureux d’annoncer que nous travaillons à une étude sur la menace terroriste la plus dangereuse pour le système bancaire en Europe du Sud et en Amérique latine. Vous êtes certainement conscient du risque, mais nous vous assurons que l’analyse des données vous permettra d’en retirer des idées et suggestions très utiles.

Joyeuses Pâques à vous et à vos proches.

La rédaction

Observatoire du Terrorisme – Newsletter numéro 17

La violence sous ses multiples formes et déguisements contemporains.

Réflexion brève, sur la nature bio-psycho-sociale de la violence au coeur du paradigme adlérien.

«La violence, une force faible» (Vladimir Jankelevitch)

Nous sommes très heureux de continuer de nous adresser aux lecteurs de l’OT pour leur présenter nos initiatives, car nous apprécions et partageons l’approche multidisciplinaire choisie par l’OT pour aborder la thématique du terrorisme et de ses causes, et les origines de la violence sociétale.

Aujourd’hui, nous avons l’intention d’explorer avec vous les thèmes suivants :

  • a) la relation entre le malaise des adolescents et ses nouvelles formes d’expression,
  • b) la violence résultant d’une recherche extrême de sens,
  • c) la dépression en réaction à une culture de l’absence de limites,
  • d) le terrorisme en tant que réponse paradoxalement cohérente à ces racines psychoculturelles,
  • e) le paradigme adlérien en tant que matrice de solutions multidisciplinaires,
  • f) la réintégration culturelle de la féminité à ces nouvelles formes de violence en tant que « solution symbolique très concrète ».

Ce sont les sujets inclus au programme 2019 de la formation de psychanalyste adlérien à l’Institut Alfred Adler de Paris; nous nous sommes fixés comme objectif culturel ambitieux de créer un temps stimulant pour le débat scientifique européen sur le thème de la violence, de l’identité et des racines du terrorisme dans la société contemporaine.

Adolescents et violence, une approche multidisciplinaire

Reprenant le thème de l’adolescence (et ses façons actuelles et bien spécifiques de composer avec les nouvelles formes de violence adulte) à partir des points laissés ouverts dans notre précédent article (OT n°8), nous retrouvons le sujet de la Conférence tenue à l’IAAP le 16 mars dernier qui avait pour titre « les multiples formes de la violence et ses déguisements contemporains », comme prévu dans l’OT numéro 16, Conférence que nous souhaitons vous résumer ici.

La journée a débuté par l’analyse du fonctionnement de la violence domestique avec la Prof. Simona Fassina, psychothérapeute et analyste Adler (SAIGA, Turin), qui a présenté, avec une grande clarté, la structure psychique de la victime dans le couple (souvent la femme) et souligné la nécessité d’un accueil systémique et coordonné des différents services d’aide aux victimes.

Avec notre collègue la Prof. Barbara Simonelli (référente du groupe de travail sur la violence à l’égard des femmes de l’Ordre des Psychologues du Piémont), nous avons identifié la structure psychique du sujet abuseur, qui à son tour comporte une expérience (appartenant à l’enfance ) évolutive et dissociée de maltraitance et donc une partie interne inconsciente de victime maltraitée, qui provoque aversion et dérangement chez les responsables sociaux de leur prise en charge thérapeutique.

la violence des jeunes

Jean-Louis Aillon est médecin et psychothérapeute adlérien (en Italie une spécialisation d’une durée de 4 ans après une master en Psychologie ou Médecine est obligatoire pour l’exercice de la psychothérapie dans toutes ses formes). Il nous a plongés au cœur du phénomène des jeunes « NEET » (non engagés dans l’éducation, l’emploi ou la formation), plus impressionnant en Italie qu’en France selon les données d’Eurostat.

Il a expliqué comment ce phénomène est lié à un mal-être adolescent en nette augmentation ces dernières décennies, et a été analysé statistiquement en termes de dépression et de suicides (Federico Batini, « NEET: un phénomène qui reste à explorer », Revue trimestrielle de l’éducation, v48 n1 p19-37 févr. 2017) , également lié au pourcentage de la population au chômage (Luigi Zoja, « Les utopies minimalistes. Un monde plus désirable même sans héros », 2013, Chiarelettere). Les données étudiées nous informent également de la recrudescence des comportements violents extrêmes, liés à l’expansion constante des technologies et l’accès toujours plus facile via Internet aux plateformes telles que Knout Out Game, Blue Whale, Fight Club, Daredevil Selfie.

Le modèle interprétatif appliqué par le Dr Aillon fait référence au modèle bio-psycho-social adlérien, désormais soutenu (sans l’étiquette adlérienne) par des psychologues, psychanalystes, sociologues, anthropologues contemporains tels qu’Umberto Galimberti, Miguel Benasayag ou Luigi Zoja. Nous savons qu’en réalité, ils reprennent non seulement Adler, mais également les thèses de Spinoza, Nietzsche et Constantin Noica. C’est dire si les oppositions de chapelle et de disciplines sont finalement surmontées pour permettre de comprendre des phénomènes qui ne seraient sinon que stigmatisés.

L’adolescence actuelle semble souffrir d’une crise existentielle peu commune, ce qui est en jeu, c’est la négation de l’avenir.

Je sais que votre association A.N.S.S.A.I.F. traite de la formation des jeunes et vise des initiatives spécifiques dédiées. C’est pourquoi, il est
important de comprendre que la souffrance des adolescents ne provoque pas de larmes, mais un sentiment d’impuissance, de désintégration et de manque de sens. Les valeurs qui portent les références pour la construction d’une identité semblent être annihilées, à cause du concept même de limite qui est brisé : puisque tout peut être poursuivi indéfiniment, aucune action ne sera réellement suffisante pour obtenir un sentiment de satisfaction, de bien-être et de succès, ce qui est pourtant nécessaire pour forger sa place dans le monde et son identité. La dépression qui en résulte, souvent inconsciente, a donc son origine dans un sentiment d’inadéquation par rapport à un objectif qui ne peut jamais être atteint, tellement il s’est éloigné du réel pour reposer entièrement sur les attentes idéalisantes des autres, de qui semble dépendre notre propre valeur intime : la valeur d’un moi intégré, mais qui, dans ce système, reste séparé. Les jeunes NEET semblent donc signaler que la culture sociale actuelle est assujettie à un narcissisme absolu où la limite est l’impossible, déguisé en «Record», le nouveau dieu incontesté, tel que j’ai pu le décrire dans notre séminaire de Novembre 2018 consacré au thème de l’exploitation de la violence du symbolique dans le monde virtuel (en réalité très concret) et donc social. Ces jeunes se réfugient par conséquent dans un monde personnel dont la seule « valeur » est l’exclusion des valeurs assumées concrètement par notre société.

Ces nouvelles générations NEET cherchent dans ce rejet critique, mais encore inconscient, des voies d’intégration sociale considérées comme normales, une nouvelle façon de procéder dans leur processus d’individuation, mais elles semblent manquer du sentiment d’appartenance suffisant pour achever le processus et rendre leur critique consciente et ouvertement sociale (Zoja, 2013). C’est un schéma typique de la «psychologie individuelle comparée» (nom qu’Adler a donné à sa psychologie) pour comprendre autant la subjectivité du patient que sa pathologie en termes de contexte, notamment socioculturel.


À partir de cette perspective, même le choix du terrorisme par certains jeunes semble pouvoir jouer le même rôle identitaire pour le Dr Elena del Santo, mais sous une forme plus externalisée : une forme d’agencement (agency) contre un non-sens dépressif, favorisé par la concaténation de circonstances et de facteurs contributifs. Comme pour les jeunes NEET, le jeune attiré par le terrorisme ne semble pas souffrir de problèmes psychologiques (John Horgan, « Terroristes, victimes et société: perspectives psychologiques du terrorisme et de ses conséquences », 2003, John Wiley & Sons Ltd), mais il est plutôt inséré dans une situation socioculturelle qui favorise la justification «morale» de la violence en réponse à une grave induction de l’absence d’objet vital, souvent lié aux blessures narcissiques de toute une communauté. Nous savons aujourd’hui que les environnements « facilitants » sont les contacts sur Internet, la détention carcérale et probablement les institutions religieuses, même si c’est dans une forme indirecte. L’analyse comparative proposée par le Dr. Del Santo avec le terrorisme des années 70 des Brigades rouges explore cette voie psychosociale. Nous souhaitons souligner le côté plus psychotique de la violence exercée par le terrorisme du 3ème millénaire, violence qui n’était pas autant accentuée et systématique chez les Brigades Rouges, autant dans leur mode associatif qu’exécutif.

Nous discernons également dans la déclaration d’Horgan une tentative légitime de provoquer un débat épistémologique sur les fondements des modèles « à-priori » des sciences socio-économiques, politiques et psychologiques, utilisés pour comprendre le phénomène du terrorisme, puisque le paradigme bio-psycho-social n’est à ce jour pas encore établi de manière scientifique interdisciplinaire et internationale.

Liens familiaux, réalité virtuelle et détresse des jeunes

Il semble donc que l’appauvrissement du lien familial et social [1], causé aussi par l’accès spontané et solitaire à la réalité virtuelle et son usage non critique, conduise à des mécanismes compulsifs de dépendance, en même temps qu’à la rupture psychique entre le Soi et l’Autre. Le jeune – comme ses éducateurs adultes – ne détecte pas l’impact psychocorporel de la confusion perceptive, désormais  banalisée,  entre le réel et le symbolique, non perçue en raison du fait préjudiciable que le virtuel n’est pas le réel et qu’il ne nécessiterait donc pas de compétence spéciale ni d’apprentissage spécifique, à savoir une transmission relationnelle. L’accélération de l’apport de technologies toujours nouvelles dans nos vies ne permet pas la formation de « maîtres » : on pense donc qu’il n’y a pas de transmission possible, puisqu’il n’y a pas de savoir « supérieur ». La transmission ne se conçoit pas encore comme un accompagnement horizontal et non seulement vertical, inséré dans le paradigme de la différence, typique par exemple du contexte thérapeutique dans lequel on ne pense pas à formater le patient, mais d’abord à être avec lui, à l’écoute et dans un accompagnement magistral qui implique également le changement possible du thérapeute. Comme l’a bien mis en évidence le Dr Aillon, si Freud s’adressait à une société aux prises avec un conflit névrotique entre transgression et culpabilité dans sa quête de réalisation du plaisir, ce qui gardait intact la recherche d’un sens possible de la vie, c’est aujourd’hui le modèle d’Alfred Adler qui émerge, puisqu’il peut expliquer ce sentiment fondamental d’insuffisance et d’inadéquation de l’individu qui doit se confronter à l’injonction culturelle et sociale de trouver un sens dans une surenchère sans limite ou l’impossible à réaliser est considéré comme «limite adéquate».

La psychologie individuelle, née au sein de la néophyte psychanalyse freudienne, a conçu l’inconscient humain entre deux pôles sous-jacents : l’un individuel, poussé par le sentiment d’infériorité, et l’autre plus relationnel, favorisé par le sentiment d’appartenance (Gemeinschaftsgefühl). La psyché humaine fonctionne comme un système finaliste (téléologique) qui a besoin de s’orienter vers un but ; bien que ce but soit une construction inconsciente (fiction ou schéma perceptible), il est susceptible de confrontation avec la réalité et d’adaptation, si l’esprit reste dynamique et fluide. Au moment où l’esprit appauvrit la résistance entre ces deux pôles, la rigidité défensive se met en place et les buts fictionnels deviennent inflexibles, se transformant en rationalisations idéologiques qui ne peuvent plus dialoguer avec la réalité. Cela empêche le sentiment d’appartenance de s’incarner et de jouer son rôle fondamental d’équilibre entre les instances de compensation [2] dans le processus identitaire, laissant ainsi le champ libre à la « volonté de puissance » narcissique, à la dissociation et à la dépression, à la domination violente, tels que « styles de vie » devenus dignes d’estime et d’investissement.

La théorie adlérienne analyse ainsi la violence comme une expression de l’agressivité (individuelle et collective) super-compensatoire impulsive et inadaptée, en réponse aux sollicitations extrêmes du sentiment d’infériorité que peut produire l’environnement. Cependant, l’agressivité reste en soi une énergie vitale, si elle est simplement dirigée vers l’extérieur, comme l’éthologie l’a formulé (Konrad Lorenz), énergie vectorielle qui chez l’homme dépend du système complexe de ses « fictions » internes (schémas perceptifs), exprimées par les émotions, les sentiments, les valeurs et le corps avec ses propres perceptions. Dans les premiers temps de l’élaboration de sa théorie, Adler concevait l’agressivité en termes de pulsion interne comme un concept ou une abstraction, puisqu’il percevait le risque de l’hypostasier (la réifier). Au cours de l’évolution de sa pensée, la « pulsion d’agression » fera place au concept de « pouvoir créateur » (compréhensible aujourd’hui par les concepts de « créativité du Soi » ou « Soi Créatif »). Dans les deux concepts (agressivité et créativité), nous retrouvons le rôle régulateur du sentiment d’appartenance en tant qu’instance vitale et motrice pouvant contenir, apaiser et faire évoluer harmonieusement la perception d’une infériorité individuelle universelle vers une compensation sociale de ce sentiment, orienté vers l’Autre plutôt que contre l’Autre, à la recherche d’un partage comme plaisir et réalisation personnelle et sociale, car nous aurons pu accepter le sentiment de dépendance relative que l’homme a intrinsèquement de l’Autre. L’échec de ce sentiment d’appartenance, par déracinement socioculturel, traumatismes relationnels de l’enfance ou même maladie, produit des « fictions tendancieuses » ou des directions « existentielles » non adaptatives du style de vie des individus qui peuvent aller jusqu’à des surcompensations pathologiques et violentes, qui entrainent la tendance universelle à la supériorité vers une surcompensation dominatrice : la « volonté de puissance » de source nietzschéenne.

Dépression, difficultés d’adaptation, immigration et situation des femmes : nos prochaines initiatives

http://institut-alfred-adler-paris.fr

Pour continuer ce parcours, nous organisons au mois de Juin un séminaire intitulé « Dépression, le mal du siècle » dans lequel nous aborderons l’aspect biologique avec Mme Morgane Pidoux, élève à la formation de psychanalyste adlérien également post-doctorante en neurosciences, à travers un module appelé Flash-Formation intitulé « Le corps vidé : neurophysiologie de la dépression », ceci pour promouvoir une approche interdisciplinaire du public et des intervenants. Nous aurons également une intervention très intéressante de M. Hervé Etienne, qui analysera l’aspect sociopsychologique de la dépression. Il est sociologue et psychothérapeute et travaille avec nous depuis un certain temps. Il intervient également en tant que consultant auprès d’institutions et d’entreprises qui rencontrent des dysfonctionnements organisationnels, souvent liés aux psychopathologies d’organisation. Comme toujours, nous traiterons de l’aspect psychodiagnostique et psychothérapeutique avec Barbara Simonelli, en particulier des personnalités narcissiques et dépendantes, en lien avec la dépression. Une étude sur la dépression à l’adolescence sera également présentée par Chiara Maria Mazzarino (PhD). Nous conclurons cette journée par mon intervention sur le paradigme d’infériorité, « L’Anima et le Minus », pour souligner les métamorphoses défensives dévitalisantes face à ce sentiment également lié à un environnement relationnel structurellement déstabilisant, autant dans le passé qu’au présent ou dans le futur, dimensions qui forment la véritable matière psychique.

Ce programme est précurseur du séminaire de septembre, Journée Spécialiste Interdisciplinaire, où nous analyserons la figure du médecin généraliste comme guide prioritaire dans les étapes de vie de ses patients qui peuvent s’avérer être des personnes «isolées» autant au sens social qu’au sens psychique du terme, c’est à dire trop structurellement et /ou légitimement incompétents face à leur propre situation de vie pour organiser une demande d’aide cohérente. La personne âgée, déconnectée du sentiment social, ou le nouveau-né qui ne l’a pas encore développé, sont des exemples extrêmes de sujets qui ne peuvent subvenir à leurs besoins ni à leur survie ; il incombe alors au médecin d’organiser leur prise en charge. Le médecin généraliste se trouve donc dans la nécessité de devoir apprécier de complexes situations relationnelles intersystémiques et interdisciplinaires, étant appelé à décider et à coordonner les solutions socio-médicales à mettre en place pour la personne fragile ou fragilisée.

En automne (novembre 2019), une 4ème étape sera consacrée aux nouvelles formes de violence, avec un séminaire plus centré sur les problèmes d’immigration avec en particulier l’impact traumatique du décalage culturel [3] sur l’identité féminine (thème cher à OT qui l’a abordé dans la critique n ° 11 du livre de Giulia Cerino : « Ils reviennent. Les combattants étrangers du jihad racontés par leur mère »).

Cette Journée psychosociologique reprend le thème du lien entre l’adolescence et le terrorisme, vue de l’intérieur des foyers, pour faire émerger la violence familiale comme génératrice d’une solitude psychique malsaine (en soi la solitude psychique est une fonction importante de la satisfaction identitaire, bastion déterminant de l’autonomie), car elle induit un isolement qui conduit parfois à forger un idéal rigide et extrême comme défense contre un sentiment d’absence de valeur : le sentiment d’infériorité réelle et/ou imaginaire (fiction). Le programme, qui est en cours de définition, comprendra une intervention du professeur Houria Abdelouahed (Paris 7) sur l’identité féminine et la religion musulmane; et de la psychiatre Alice Visintin du centre Fanon, sur l’immigration et le sentiment de citoyenneté dans une perspective ethnopsychiatrique et adlérienne. Moi-même j’approfondirai les déboires du sentiment d’appartenance comme base de la surcompensation violente du terrorisme. Enfin, la psychanalyste et écrivaine adlérienne Virginie Megglé formulera une analyse psychanalytique sur la problématique de l’idéologie identitaire, sans rapport avec un territoire d’appartenance réel et vécu ainsi projetée vers une terre promise. Nous espérons accueillir un expert en géopolitique et système de sécurité nationale lié à la sécurité nationale française pour mettre en dialogue nos différents savoir-faire et apprendre à évoluer ensemble.

Ce programme souhaite faire la part belle à une problématique très adlérienne, celle de la féminité, que nous considérons comme paradigmatique pour toutes les identités. Pour Adler, la féminité (de l’homme et de la femme) a été et demeure symbole et réalité d’une infériorité dépréciée et soumise (socialement compensée par une idéalisation autant virginale et sacrée qu’inaccessible), dans un monde qui a opté depuis des millénaires pour la « surcompensation fictionnelle d’une virilisation socioculturelle » [4], sous des formes de domination, de perfectionnisme sadique, de concurrence illimitée, de violence. La place accordée à la féminité au cours des siècles représente en réalité un mode de défense autant inconscient que conscient de la civilisation humaine pour contrôler le sentiment d’infériorité que nous procure le contact avec la différence de l’Autre, lorsqu’il nous renvoie à notre fragilité, en particulier face à un être paradoxal, très puissant pour concevoir la vie, la nôtre, et pourtant si fragile qu’il est capable d’en souffrir et d’en mourir sans en comprendre les raisons. Les formes de violence sont, en termes adlériens, les formes rigides de cette compensation excessive (pour les hommes comme pour les femmes), où le sentiment d’appartenance ne pourrait pas s’enraciner. Aujourd’hui, les femmes immigrées, même celles de deuxième et troisième génération, se trouvent au croisement d’une confrontation interculturelle dont l’impact est aussi invisible qu’impitoyable. Elles le mesurent d’abord avec leur propre corps, prenant à peine conscience de leur urgent et profond besoin de sens face à cette inadéquation et à cette confrontation. Ce n’est que par le calvaire d’une détresse psychique sans langage ni dialogue qu’elles arrivent parfois à nous thérapeutes. Les accueillir dans le contexte thérapeutique est toujours une expérience perturbante et créative d’une grande poésie.

En guise d’au-revoir, ces deux petites phrases citées par Mme Houria Abdelouahed [5] de son mystique préféré, le grand professeur soufi Ibn Arabi : « Stérile [littéralement : » quelque chose sur lequel on ne peut pas compter « ] est le lieu qui n’accepte pas le féminin », puisque : « L’humanité n’est pas la masculinité [ou la virilité] » [6].
Les deux auraient pu être écrits par Alfred Adler.

Dott.ssa Alessandra Zambelli
Superviseur Psychothérapeute Analyste Adlérienne,
Responsable des relations internationales et
des formations de l’Institut Alfred Adler de Paris (IAAP)

Notes :

[1] Thème que vous avez abordé dans le numéro 5 de l’OT lors de la relecture du livre de Luigi Zoja ”Dans l’esprit du terroriste. Conversation avec Omar Bellicini ”.

[2] La notion de compensation, centrale dans la théorie d’Adler, est d’abord élaborée à partir de l’analyse corporelle de l’infériorité d’un organe, en tant que fonction capable de remédier à la déficience initiale par une surcompensation progressive de l’organe inférieur lui-même ou sur la symétrique proximale, ou par une action indirecte réalisée par la fonction psychique, telle que la perception ou la mémoire, mais également par le comportement. Cette fonction vicariante a été confirmée en 1932 par le chercheur américain W.B. Cannon comme « loi de l’homéostasie » (Walter Bradford Cannon, The Wisdom of the Body – La sagesse du corps- , 1932, W. W. Norton & Company, New York). Adler a compris que tout ce qui, dans la nature, se trouve en état d’infériorité tend spontanément vers la supériorité et s’efforce de réagir avec une vigueur particulière aux stimuli qui l’assaillent. Par conséquent, la compensation permet à l’organisme d’atteindre un niveau de sécurité suffisant pour sa survie.
Cette attitude vectorielle est également inscrite dans l’esprit, en particulier l’humain, structuré de manière logique et téléologique, c’est-à-dire un système unitaire de perception, d’analyse et d’anticipation finaliste qui doit toujours être doté d’un objectif conscient et inconscient, ce dernier identifié comme fiction.
La fiction est une structure de l’inconscient qui fonctionne comme une forme symbolique, articulée de manière téléologique, qui dirige toutes nos impulsions et nos attitudes, et constitue de véritables dispositifs psychiques et techniques.
Adler fonde son analyse du fonctionnement mental sur la « Philosophie du Comme Si » du philosophe pragmatiste post-kantien Hans Vaihinger, publiée en 1911, année de sa séparation de Freud pour fonder la Société de psychologie individuelle comparée, et publier en 1912 son texte principal : Le tempérament nerveux.
La psyché est donc conçue comme un système finaliste unitaire qui, pour fonctionner, a toujours besoin de se fixer un objectif unique pour s’orienter dans la réalité, et y adhérer lorsque la fiction reste dynamique, ce qu’Adler désigne comme une fiction « directive ». La fiction devient super-compensatoire si elle se rigidifie sous l’impulsion du sentiment d’infériorité, Minderwertigkeitsgefühl, donnant lieu à la psychopathologie et à la violence, et prenant le nom de fiction « tendancieuse » parce qu’elle est maintenant déconnectée de l’échange dynamique avec la réalité.
Pour Adler, le conflit ne se situe plus entre des pulsions individuelles, mais entre l’individu et son environnement, qui est avant tout relationnel. L’élément équilibrant pour l’esprit humain, le seul qui lui permet de s’élever et de s’affranchir du sentiment d’infériorité de mémoire rousseauienne, élément universel pour la condition humaine qui traverse une longue période de plasticité infantile, est ainsi pour Adler le sentiment d’appartenance, Gemeinschaftsgefühl.
Le petit d’homme atteint la conscience intégrée et équilibrée entre les instances affirmatives liées au sentiment d’infériorité et les instances coopératives stimulées par son besoin de tendresse et d’empathie, Zärtlichkeitsbedürfnis, et son histoire relationnelle avec les affects fondamentaux.

L’équilibre entre ces deux pôles (les instances affirmatives et les instances relationnelles) permettra à la personnalité de se forger un Style de vie comme réponse fictionnelle unique et intime, en dialogue permanent avec la réalité socio-économique et culturelle, ou alors de forger une fiction tendancieuse qui enferme l’individu dans un système de référence isolant : psychopathologie et crime. Pour Adler, l’élan vers la supériorité a été jusqu’ici la fiction la plus créative – la meilleure possible – que l’être humain ait inventée pour satisfaire les deux instances, tant que le but de la supériorité ne tombe pas dans le travers illégitime de la domination. Adler n’a pas opposé de veto au fait que cette recherche créative pour se dépasser puisse un jour se modifier. Nous sommes peut-être arrivés à ce terminus dont il en a perçu la nécessité logique.

[3] Terme indiquant la différence entre deux cultures ou plus (nationale et/ou tribale, ou locale) qu’un individu doit composer dans une situation d’immigration. Je préfère utiliser le concept de « décalage », déphasage, plutôt que celui de choc culturel ou de choc des cultures, car il indique une possible neutralité émotionnelle (non traumatisante) dans les connections culturelles que les première, deuxième et troisième génération d’immigrés sont nécessairement amenés à métaboliser, en relation aux différentes sources et formes culturelles. En fait, cette confrontation culturelle implique souvent une surcharge d’informations, la barrière de la langue, un écart générationnel plus important, un éventuel écart technologique, ainsi que le classique « mal du pays ». Tous des éléments potentiellement fortement stressants.

[4] Adler a observé, dès le début du siècle dernier, que l’enfant apprenait tôt à se sentir plus fort en imitant la figure paternelle et à calmer ainsi son sentiment d’infériorité de manière fictive par le biais de cette surcompensation légitime, symbolique et évolutive qui lui restera comme une empreinte. L’accusation qu’Adler apporte à la société de l’époque, et qui s’applique encore à la nôtre, est que la civilisation n’est pas allée plus loin que cet enfant : elle a opté pour une valorisation socio-économique et culturelle des traits masculins comme emblème de la « Volonté de puissance » (terme qu’ Adler a emprunté à Nietzsche) au détriment des traits féminins, sans autre raison que de calmer le sentiment d’infériorité inconscient et non intégré, en l’hypostasiant et en le reléguant à la seule condition féminine, et en opérant des équivalences illégitimes et fictionnelles de féminin = inférieur = femme, viril = supérieur = homme. Ce processus projectif ne permet pas à notre société d’évoluer en adhérant à la réalité de nos besoins et de nos plaisirs profonds, car il repose sur un mécanisme de défense de déni du sentiment d’infériorité, plutôt que sur son intégration réelle. Le génie d’Adler est de l’avoir observé aussi chez les femmes, le nommant « protestation virile », car il apparaît évident chez ces personnes qu’elles doivent nier tous les traits féminins comme s’ils étaient honteux, humiliants : le garçon manqué ou la «mâle» ».

[5] Voir doppio zero (double zéro) https://www.doppiozero.com/materiali/donne-violenza-e-islam

[6] Houria Abdelouahed : Psychanalyste, professeure agrégée et directrice de la recherche du département des études psychanalytiques de l’Université Denis Diderot (Paris 7), membre du CNRS, auteure entre autres du livre lauréat du prix de l’évolution psychiatrique « Figures du féminin en islam », ( PUF, 2012).

Sommet adlérien en ligne

Sommet adlérien en ligne
Adler University

8

MARS, 2019

à partir de 16:00 (heure française)

Événement Adlérien
En anglais
Gratuit

Appartenance. Développement de la personnalité. Évolution Sociale.

Le Centre pour la pratique et l’enseignement adlérien de l’Université Adler de Chicago propose une journée d’ateliers en ligne et en anglais. Intitulée « Appartenance, Développement de la Personnalité et Evolution Sociale » (Belongingness, Personality Development, and Social Evolution), ce sommet de formation est organisé par le Centre pour la deuxième année consécutive. Les ateliers font partie du programme de Formation Continue de l’Université Adler, sponsor approuvé par l’American Psychological Association, et sont exceptionnellement proposés à tous les publics lors de cette journée spéciale. L’événement sera donc également accessible en ligne, avec une session spécialement conçue pour les participants à distance. L’événement est parrainé par le Centre for Adlerian Practice and Scholarship (CAPS) et le Bureau de l’avancement des institutions (OIA). Ne manquez pas l’occasion de participer, même de loin, à une journée riche en expériences et en camaraderie à la manière de Adler, mettant le sentiment d’appartenance en action!

Dès 09:00 le 8 Mars, connectez-vous au sommet en ligne.

La théorie adlérienne considère le sentiment d’appartenance comme le cœur de la personnalité humaine, il est la base logique de son développement vers l’idéal commun et la condition préalable essentielle de l’évolution sociale. Cette journée complète de formation présentera aux participants le concept d’appartenance selon Alfred Adler et Rudolf Dreikurs, son lien avec d’autres idées fondamentales, son rôle dans la santé individuelle et collective et son utilisation dans les relations organisationnelles et humaines.

Inscrivez-vous sur le site de l’événement (en anglais)

Allez-y avant le 1er mars 2019, et pensez à en faire profiter les personnes intéressées.

De nombreux conférenciers thérapeutes et/ou formateurs tous spécialistes adlériens sont les intervenants de cette journée. Vous pourrez assister aux conférences de :

  • Dr Eva Dreikurs Ferguson
  • Dr Julia Yang
  • Dr Richard Watts
  • Dr Claudette Brown
  • Dr Leigh Johnson-Migalski
  • Dr Marina Bluvshtein
  • Dr Mel Markowski

Télécharger le programme

Pour tous les détails, les horaires et les titres des conférences, accédez au programme sur le site de l’organisateur

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Week-end 16-17 Mars 2019

Week-end 16-17 Mars 2019

Samedi 16 & Dimanche 17 Mars 2019

Formation Psychanalyste FOAD (Formation Ouverte et à Distance)

6ème Session, Année 2

Samedi 16 Mars :

Journée Scientifique Interdisciplinaire, cours ouvert au public.

La violence, ses formes multiples et déguisements contemporains

Dans « La pulsion d’agression dans la vie et dans la névrose » paru en 1908, Adler conçoit que l’organisme est capable de compenser ses conditions d’infériorité et d’atteindre un niveau de sécurité et de survivance suffisante, grâce à l’intervention de la pulsion d’agression.

Accès : Sessions ouvertes à tous les adhérents IAAP
Horaires : de 09:00 à 18:00
Adresse : Salle F (Pavillon de l’Horloge) de l’Hôpital Sainte-Anne, 1 Bis rue Cabanis, 75014 Paris
Accès : Sessions filmées réservées aux élèves inscrits (présentiel et/ou streaming)
Horaires : de 09:00 à 14:00
Adresse : Salle F, Pavillon de l’Horloge, Hôpital Sainte-Anne, 14 rue Cabanis, 75014 Paris

Violence, agressivité et pulsion d’agression

D’origine latine, le mot « agressivité » a pour étymologie « adgredi » ou « ad-gressere » signifiant aller vers, marcher. Dès 1908 dans l’écrit «La pulsion d’agression dans la vie et dans la névrose», Adler se démarque de Freud en considérant ce qu’il nomme la « pulsion d’agression » comme une réponse dynamique que l’individu apporte aux sollicitations du milieu et aux contraintes intérieures organiques, émotionnelles et affectives, plutôt que comme un instinct impulsif autonome. Adler décrit tout d’abord la pulsion d’agression depuis chaque organe comme leur capacité à une certaine autonomie « pulsionnelle » de compensation; tout en soulignant la nécessaire capacité « pulsionnelle » de coopérer entre eux. Le corps se gère, en effet, grâce à sa capacité de coopération coordonnée, repérable en particulier dans le mécanisme de la compensation, tel que décrit en 1907 dans “La compensation psychique de l’état d’infériorité des organes”.
Adler fait le distinguo entre les pulsions primaires tendant à répondre aux besoins organiques sensoriels et une pulsion supérieure agressive qui dynamise les pulsions des organes, les faisant confluer jusqu’à former un « entrelacement pulsionnel ». La « pulsion d’agression » est cette attitude offensive par rapport aux tâches qui se présentent à l’individu.

Selon Adler les pulsions émergent au niveau conscient soit directement, soit en étant transformées, soit elles sont complètement inhibées par les exigences extérieures (modulées par le Gemeinschaftsgefühl, sentiment d’appartenance et/ou sentiment social) ou le conflit avec une autre pulsion. La dynamique unificatrice de la pulsion d’agression nourrit une «superstructure psychique» capable de gérer le comportement global de la personne, dans un «entrelacement ou croisement [Verschränkung]) pulsionnel» réalisé par la psyché qui régule, inhibe, équilibre les pulsions, ou les transforme et les retourne.

Cette force de la pulsion d’agression est le moteur de la compensation de l’infériorité, qui en reste la finalité. C’est une combativité, une énergie offensive orientée vers un but de sauvegarde, voire de puissance ou de supériorité, produisant le plaisir psychosomatique de la compensation du sentiment d’infériorité. On la retrouve au cœur de la créativité de la personne, dans ses mécanismes d’adaptation et de défense. Elle est fortement régulée par le sentiment social, le Gemeinschaftsgefühl (qui est à la base de toute relation avec l’environnement extérieur) qui, produisant une action combinée à la pulsion d’agression, donne lieu à un équilibre plus ou moins harmonieux, berceau de la psyché.

Dès 1908, Adler s’éloigne de l’idée freudienne d’une pulsion sexuelle directrice pour se détacher complètement du paradigme pulsionnel freudien à partir de 1911, s’étant attaché au paradigme fictionnel et téléologique.

Ainsi, la pulsion d’agression évoluera vers les notions de «protestation virile» et de «volonté de puissance», mais Adler considérera toujours l’agressivité comme cette force motrice et vitale qui anime la nécessaire compensation du sentiment d’infériorité, en direction de l’Autre.

Et la violence dans tout ça ? On comprend ainsi qu’elle est fortement liée à l’agressivité. Mais là où l’agressivité – désormais acquise au sens éthologique de Konrad Lorenz (1903-1989) – inspire la puissance qui permet l’affirmation de soi et la rencontre avec l’autre, la violence évoque l’impuissance ou la surpuissance, à savoir des processus relationnels déficients. Physique, verbale, familiale, conjugale, communautaire, sexuelle, psychologique, sociale, institutionnelle, symbolique, la violence est un phénomène complexe et protéiforme. Force hostile qui cherche à détruire l’autre pour se défendre soi-même, ou retournée contre soi-même, elle s’inscrit en dehors des cadres sociaux qui fondent l’appartenance de l’individu et court-circuite la psyché par un passage à l’acte qui prend à ce moment-là plus de sens.

La violence est-elle l’expression d’un dérèglement de l’agressivité ? D’une défaillance des mécanismes d’adaptation et de compensation de l’infériorité ? Est-elle une surcompensation ? Un mécanisme de survie psychique ? L’expression d’un déficit du Gemeinschaftsgefühl ? D’une incapacité à supporter l’ambivalence ? Ou tout ça à la fois ? Nous verrons, à travers les différentes interventions de la journée, les dynamiques qui sous-tendent ce phénomène aux multiples formes d’expression et aux manifestations parfois visibles ou invisibles.

Jour 1 – Samedi 16 Mars – Journée Scientifique Interdisciplinaire

Session ouverte aux élèves et aux adhérents IAAP

Formation I Axe Théorique, II Axe Psychodiagnostique,  et Axe V Clinique

}

9:00 – 9:30

Sainte-Anne

Présentation

Par Alessandra Zambelli, Responsable Formation

Accueil et présentation

Accueil des élèves et des participants pour cette journée très spéciale . Madame Zambelli présente l’Institut Alfred Adler de Paris et la Formation Triennale de Psychanalyste Adlérien.

}

09:30 – 10:30

Sainte-Anne

1ère Session

Par le Pr Filippo Rutto

Les dynamiques sociales de la violence

Sociale et collective ou individuelle et intime, la violence traverse les sociétés depuis l’aube des temps de l’humanité, commun sujet de recherche qui inquiète et fascine tout à la fois. Le Pr Filippo Rutto abordera pour nous les ressorts culturels et sociaux de la violence à travers le prisme du Gemeinschaftsgefühl et du paradigme social adlérien.

}

10:30 – 13:00

Sainte-Anne

2ème Session

Par le Pr. Barbara SIMONELLI et le Pr. Simona FASSINA : la violence contre les femmes

La violence contre les femmes

« La victime. Le persécuteur. Les dépendances affectives » : La violence conjugale plutôt que l’angoisse de l’abandon ?

}

14:00 – 16:00

Sainte-Anne

3ème Session

Dr. Jean-Louis AILLON et Elena DAL SANTO

Les nouvelles formes d'agentivité (agency) à l'adolescence

Etude d’un lien possible entre le phénomène des NEET (ni étudiant, ni employé, ni stagiaire) et le terrorisme.

}

16:30 – 17:30

Sainte-Anne

4ème Session

Par Virginie MEGGLE

La violence indicible

L’abus de pouvoir entre infériorité et supériorité

}

17:30 - 18:00

Sainte-Anne

Clôture de la Journée

Par Alessandra ZAMBELLI

Final et Clôture de la Journée

Présentation des prochaines sessions de formation ouvertes au public, dans le cadre du programme de la Formation Triennale de Psychanalyste Adlérien par la Directrice des Formations.

Téléchargez le programme complet

Jour 2 – Dimanche 17 Mars – Atelier présentiel ou streaming vidéo

Session réservée aux élèves inscrits

Formation Axe 2 Psychodiagnostique,  Axe 3 Technique et Axe 5 Clinique

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09:00 – 11:00

Sainte-Anne

1er Atelier

Par le Pr. Simona FASSINA

Etude de cas clinique

Présentation et analyse à partir du cas concret d’un patient (anonyme).

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11:00 - 13:00

Sainte-Anne

2ème Atelier

Par le Dr Jean-Louis AILLON

Etude de cas clinique

Présentation et analyse à partir du cas concret d’un patient (anonyme).

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14:00 - 16:00

Sainte-Anne

3ème Atelier

Par le Pr Filippo RUTTO

Etude de cas clinique

Présentation et analyse à partir du cas concret d’un patient (anonyme).

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16:00 - 18:00

Sainte-Anne

4ème Atelier

Par le Pr Barbara SIMONELLI

Etude de cas clinique

Présentation et analyse à partir du cas concret d’un patient (anonyme).

}

18:00

Sainte-Anne

Clôture

Par le Pr Alessandra ZAMBELLI

Clôture de la 2ème Année de Formation

Clôture de la 2ème Année de Formation. Annonce du week-end de révision.

Inscrivez-vous!

Pour vous inscrire et assister à la journée du 16 Mars 2019. Pour profiter de toutes nos activités. Pour vous former à la psychanalyse adlérienne. Pour soutenir la recherche. Pour collaborer. Adhérez à l’Institut !

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